Bon, j'en ai parlé hier. Voici le THREAD débunk de l'interview de Mélenchon d'hier sur France Inter où il a été question d'Ukraine, de Russie, d'histoire et de géopolitique! youtube.com 1/66

« Quand l’URSS s’est effondrée, c’est la première fois dans l’histoire moderne qu’un empire s’effondre sans qu’on discute les frontières » « toutes sortes de frontières sont restées dans l’aléatoire » Déjà on pourrait objecter que la dissolution des empires, que ce soient les empires... 2/66 Austro-hongrois, Russe ou Ottoman après la Première guerre mondiale, le découpage de leurs frontières s’est fait suite à une défaite militaire pendant une guerre, ce qui n’est pas le cas de la chute de l’URSS qui est le résultat d'indépendances des républiques qui composaient l'Union. 3/66 Les trois pays baltes déclarent leur indépendance au moment du putsch d’août 91 à Moscou contre Gorbatchev, d’ailleurs en réalité ils déclarent la restauration de leurs républiques considérées selon le droit international comme illégalement occupées depuis 1940 et l’invasion soviétique. 4/66 Puisque leur annexion à l’URSS était illégale, ils ne se préoccupent pas de sa dissolution ne s'en considérant pas membres. Le 6 septembre 1991 les autorités soviétiques reconnaissent l’indépendance de l’Estonie, 10 jours plus tard, elle intégrait l’ONU. Ces trois pays veulent ensuite 5/66
rejoindre l’UE dès leur indépendance et ne plus avoir de relation de subordination avec la Russie, ce qui explique qu’ils vont être absents de toutes les organisations issues de la chute de l’URSS, la CEI (Communauté des Etats Indépendants) ou l'OTSC (traité militaire d'assistance). 6/66 Ces trois états ont rejoint l’UE et l’OTAN en 2004 avec de nombreux pays d’Europe centrale (Tchéquie, Slovaquie, Pologne, Hongrie, Slovénie). Bon ceux-là sont un peu a part, regardons ce qu'il s'est passé pour le reste de l'URSS. 7/66 La chute de l’URSS ce sont 15 républiques qui prennent leur indépendance de l’Union, la question des frontières ne se posait pas puisqu’il n’était pas question de découper ces républiques. En prévision de la dissolution de l’URSS sont pris les accords de Minsk le 8 décembre 1991... 8/66 où les président de la RSFSR (Russie) Eltsine, de la RSSU (Ukraine) Kravtchouk et de la RSSB (Bélarus) Chouchkievitch se mettent d’accord pour créer la CEI qui doit assurer une cohésion entre les États dans le cadre de la fin de l’URSS et assurer certaines coopérations. 9/66
L’accord est suivi par les protocoles d’Alma-Ata le 21 décembre 1991 où les états de Minsk sont rejoint par toutes les anciennes républiques soviétiques à l’exception des baltes donc et de la Géorgie qui ne rejoindra la CEI qu’en 93 (j’y reviendrai). La CEI adopte une charte. 10/ 66
Cette charte prévoit par exemple « le respect de la souveraineté des Etats-membres, du droit imprescriptible des peuples à l’autodétermination et à disposer de leur destin sans interférences extérieures ; l’inviolabilité des frontières des états, la reconnaissance des frontières existantes, 11/66 le renoncement à l’acquisition illégale de territoires ». La question des frontière était elle donc réglée pour les états adhérant à cette charte ? Plus compliqué : déjà comme dit avant, les Baltes n’en font pas partis, même si la Russie a reconnu leurs frontières et leur indépendances. 12/66 Les protocoles de Minsk, d’Alma-Ata et la charte ne sont pas signés par tout le monde en 91, certaines signature s’étalent jusqu’en 94 avec la Moldavie. Mais cela fonctionne-t-il ? Cet accord, censé régler les conflits avec par exemple la création d’une force collective de paix échoue en 92... 13/66 lorsque ces forces s’interposent en Transnistrie, gelant le conflit que l’armée russe a elle même débuté. La même chose se produit en 92 et en 93 en Ossétie du Sud et en Abkhazie (Géorgie). En 92 encore, la Russie entame un bras de fer avec l’Ukraine en soutenant une "indépendance" en Crimée 14/66
La crise sera cependant résolue en 1994 par le Mémorandum de Budapest par lequel la Russie reconnaît l’appartenance de la Crimée à l’Ukraine, s’engage même à défendre le territoire ukrainien en cas d’agression. Par ailleurs, la Crimée acquiert le statut de république autonome. 15/66 La base de Sébastopol est louée à la Russie par des accords renouvelés d’abord tous les ans avec l’Ukraine, puis après un accord de 97 pour un bail de 20 ans qui devait courir jusqu’en 2017. Comme vous savez, il en ira autrement. 16/66 Le commandement militaire de la CEI qui devait voir le jour est annulé en 93 et il apparaît avec l’échec de la médiation russe pendant la guerre du Karabagh et le début de la première guerre de Tchétchénie que la Russie ne pourra pas être un support de paix dans l’espace post-soviétique. 17/66 Celle-ci va même forcer la Géorgie à adhérer à la CEI en monnayant ainsi son intervention dans les conflits avec les régions « séparatistes » qu’elle a elle même soutenu et alimenté. Donc prétendre qu’il n’y a pas eu de règlement des frontières est un mensonges. 18/66 En revanche, on peut voir que l’agent de déstabilisation était déjà la Russie, avec des méthodes qui nous sont désormais connues, pseudo république séparatiste, envoie d'armes et d'hommes parfois sans bannière et pression politique sur les gouvernement des pays. 19/66 « Nous faisons (européens et occidentaux) la promesse qu’il n’y aura pas d’OTAN à la frontière de la Russie » Ah, gros maronier des relations OTAN-Russie ! Un peu de documentation ici factuel.afp.com europerussiedebats.org 20/66
factuel.afp.com
Soyons clairs : Il n’y a jamais eu aucun accord écrit, traité ou quoi que ce soit, du temps de la guerre froide ou après statuant sur ce sujet. Mais il existe en effet une promesse orale qu’il faut remettre dans son contexte, c’est celle de James Baker, secrétaire d'Etat des USA. 21/66
Il discute alors avec ses comparses soviétiques de la situation de l'Allemagne de l'Est en février 1990. Le mur est tombé il y a trois mois et on parle de la réunification allemande. La RFA est membre de l'OTAN depuis 1955 et la RDA membre fondateur du Pacte de Varsovie. L'accord oral... 22/66
entre eux c'est que l'Allemagne unifie reste dans l'OTAN sans pour autant que les américains n'implantent des bases en ex-RDA et en laissant quelques années pour que les soviétiques quittent le territoire. A l'époque, le reste du bloc de l'Est tient. Il n'est donc pas question d'imaginer... 23/66 l'adhésion d'un pays du bloc de l'Est à l'OTAN, encore moins d'une république soviétique. Il faut noter qu'aucune base OTAN n'a jamais été implantée en ex-RDA jusqu'à aujourd'hui. De plus cet accord oral américain n'a jamais engagé l'OTAN (où les décisions se prennent au consensus). 24/66 Rien n'empêchait une fois la bloc de l'Est tombé le choix des pays qui avaient recouvré leur indépendance de rejoindre l'OTAN, en 1999 (Pologne, Tchéquie) ou 2004 (Estonie, Lettonie, Lituanie). Lors de ces deux vagues d’adhésions de pays d’Europe centrale et de l’est, la Russie aurait... 25/66 pu s'opposer, mais ce n'a pas été le cas. Mieux encore, les européens ont avant chaque vague d’adhésion consulté la Russie et travaillés à mieux coopérer avec elle, par l’Acte fondateur des relations OTAN-Russie en 1997 ou par le Conseil OTAN-Russie en 2002. 26/66 Amélie Zima, chercheuse à l’IFRI et qui a fait sa thèse sur l’élargissement de l’OTAN en Europe centrale estime que c’est plutôt à partir de la guerre en Géorgie en 2008 que les relations entre la Russie et l’OTAN/Union Européenne ont commencées à vraiment se dégrader. 27/66
« Il y a eu beaucoup de gestes des dirigeants russes pour se rattacher à l’Europe » « On aurait du les accompagner dans cette transition, on a fait le contraire » « choses sérieuses : alliances, frontières, échanges matériels » 28/66 Pour les gestes que l’OTAN a fait vers la Russie, j’en ai déjà parlé, mais il semble que les différentes coopérations entre l’OTAN et la Russie ont bien été de tels gestes. De même que les exercices militaires conjoints maritimes et aériens menés en 2011 alors même que la Russie avait déjà... 29/66 envahi la Géorgie en 2008. Il y a même eu plus, il y a eu des discussion au début des années 2000 a propos du fait que la Russie intègre l’OTAN ! Oui, vous avez bien lu, et cela impliquait alors Vladimir Poutine lui-même, jeune président alors. Ces propos sont attestés par Anders Rasmussen 30/66
alors secrétaire général de l’OTAN. Mais lorsqu’il a été mené des discussions pour savoir quelles formes cela pourrait prendre, la Russie a déclarer préférer des formes de coopérations inférieures à l’adhésion. Une telle proposition a encore été faite en 2010 depuis l’Allemagne... 31/66 portée par l'ancien ministre allemand de la défense, Volker Rühe. Quand aux questions matérielles : Faut-il rappeler l’interconnexion de nos deux économies avant l’invasion complète de l’Ukraine ?En 2021 la balance commerciale entre la Russie et l’Union Européenne était en faveur... 32/66 de la Russie (et très largement): 158 milliards d'importations, 89 d'exportation, avec des secteurs clés comme l'énergie qui jouait une part colossale ! ofce.sciences-po.fr 33/66
« Les pays qui environnaient (la Russie), aidés par les Nord Américains ont passé leur temps à les contester (les frontières) » Là il faudra nous dire quel pays environnant conteste ses frontière avec la Russie, car sur la Finlande, les Pays Baltes ou le Kazakhstan je n’ai rien trouvé. 34/66 En revanche, des questions de frontières marquées par la créations de pseudo états séparatistes existent en Moldavie (Transnistrie), en Ukraine (« République populaire de Donetsk » DNR et République populaire de Lougansk » LNR) et en Géorgie (Abkhazie et Ossétie du Sud). 35/66 Je mets à part le cas du Haut Karabagh car il est une contestation de souveraineté dans lequel la Russie est impliquée (sans en avoir le contrôle) depuis les années 90 sans succès, laquelle a été résolue par le nettoyage ethnique des populations arméniennes par l’Azerbaïdjan en 2023. 36/66 Les autres conflits ont été provoqués par la Russie comme des moyens de pression sur les États d’où les «républiques » font sécession. Ainsi on peut reconnaître un modus operandi russe qui pour la première fois en 2014 a abouti à une annexion au-delà de la « reconnaissance d’indépendance » 37/66 que le régime pratiquait habituellement avec ces territoires. Donc, oui il existe bien une contestation des frontières issues de la fin de l’URSS : par la Russie ! 38/66 Plus récemment, en mai 2022, le député à la Douma Russe, membre de Russie Unie (le parti de Vladimir Poutine), Yevgeny Fedorov proposait que la chambre examine la possibilité d’annuler la reconnaissance d’indépendance de la Lituanie ! baltictimes.com 39/66
www.baltictimes.com
« En 2008, l’OTAN se réunie, l’UE est là et décident que l’Ukraine et la Géorgie vont pouvoir adhérer à l’OTAN » Jean Luc Mélenchon fait ici référence au sommet de l’OTAN à Bucarest en 2008 sauf qu’il oublie beaucoup de choses dont les suites de ce sommet. 40/66
Ce sommet a vu l’opposition de deux courants concernant l’invitation de ces deux pays dans le Membership Action Plan qui permet à terme l’adhésion suite à des séries des réformes et de coopérations renforcées. Les favorables : USA, Canada, Pologne, Tchéquie, Roumanie et Baltes 41/66 Les opposés : France, Allemagne, Italie, Espagne, Belgique et Pays-Bas Sur ce domaine, la France et l’Allemagne ont même été fortement opposés, pour Merkel cela faisait partie de sa stratégie de réconciliation avec la Russie et du maintien de sa politique du gaz. 42/66
Les deux estimaient par ailleurs que ces pays n’étaient pas des démocraties stables et que la corruption empêchait leur inclusion. De cela il résulte que l’OTAN a déclaré que l’Ukraine et la Géorgie pourrait rejoindre l’OTAN (un jour peut-être), sans donner aucun calendrier. 43/66 L'OTAN refuse de les inclure dans le programme MAP habituel en cas de pré-adhésion. Les coopérations bilatérales qui existent par la suite entre ces deux pays et l’OTAN on été faite à la demande de ces derniers. Insistons aussi sur un point, la Russie était invitée à ce sommet de l’OTAN 44/66 Poutine en personne y était, s’opposant à ce moment à l’adhésion de ces pays dans l’OTAN et repartant satisfait que l’OTAN ait reculé mais signant un accord pour le transport de matériel non militaire pour les forces de l’OTAN en Afghanistan. 45/66 4 mois seulement après ce sommet, Poutine lançait l’invasion de la Géorgie à partir des « républiques séparatistes » d’Ossétie et d’Abkhazie pour faire plier le pouvoir pro-européen à Tbilissi. Plus de 1000 morts en quelques jours et plus de 150 000 déplacés ! 46/66
« Les russes se sont aperçus qu’il n’y avait aucune ouverture possible côté européen et ils ont pris d’autres décisions que je n’approuve pas » JLM suppose une antériorité d’un rejet des dirigeants européens envers la Russie dont on a montré qu’elle ne se base sur rien de concret ni ne... 47/66 dit ce qu'il désapprouve. Est-ce le cas des invasions de la Moldavie et Géorgie de 92/93 ? Des deux guerres de Tchétchénie (94-96 et 1999/2009), de la cyberattaque contre l’Estonie en 2007, de la guerre de Géorgie de 2008 ? Ou alors Jean-Luc ne fait-il mention qu’à... 48/66 l’invasion/annexion de la Crimée de 2014, les opérations russes dans le Donbass et enfin l’invasion à grande échelle de 2022 ? Pourquoi ne parle-t-il jamais des faits plus anciens ? Sa position a souvent été hostile envers les pays d’Europe de l’Est (hormis la Russie) mais on va y venir. 49/66 « Faisons nous l’honneur mutuel de partir de ce que disent vraiment les gens » Parfaitement, c’est pourquoi on va voir ce que disent vraiment ses archives de blogs et l’interviews sur l’Ukraine en général, la Crimée et le Donbass en particulier en 2014 et 2015 ! 50/66 melenchon.fr Cet article de blog est écrit quelques jours après la fin de la Révolution de la Dignité (Euromaïdan) qui a vu le parlement démettre le président Yanoukovitch jugé responsable des 80 morts et 600 blessés par les répressions du mouvement. 51/66
melenchon.fr
Mélenchon la qualifie de « putsch » et annonce la complicité des américains, des allemands et même des français ! On remarquera que sa finesse d’analyse va jusqu’à faire un parallèle entre les révolutionnaires ukrainiens « néo-nazis » et ceux « violemment islamiste » de l'opposition Syrienne 52/66 Clin d'oeil à @mariepeltier2024.bsky.social qui ne cesse de dénoncer l'aveuglement d'une partie de la gauche sur des deux terrains ! A la fin de sa diatribe anti-américaine et anti-européenne, il prévient « La Russie ne va pas se laisser faire. C’est bien normal ». 53/66 rtl.fr Ici JLM parle de manifestations « armées, financées par des gens qui n’ont rien à voir avec cette euro-béatitude» « Il y a là des nazis » ! Il réitère son accusation de putsch. Nous sommes alors le surlendemain de la révocation de Ianoukovitch. 54/66
www.rtl.fr
europe.jean-luc-melenchon.fr Ici en mars 2014 il évoque sa non-reconnaissance des autorités ukrainiennes qui ont émergées de la révolution de la Dignité et marque son rejet du soutien européen à l’Ukraine dont il promet l’effondrement. On voit aussi apparaître son obsession 55/66
europe.jean-luc-melenchon.fr
pour les centrales nucléaires ukrainiennes, rhétorique dont il a abreuvé les plateaux télés au moment de l’invasion de 2022. 56/ melenchon.fr Billet de mars 2014 où JLM se félicitait que l’Otan soit hors d’atteinte de l’OTAN et que la situation d’annexion avait provoquée par « les ministres néo-nazis » ! 3 jours après ce billet de blog, la Crimée était illégalement annexée par Poutine à la Russie. 57/66
melenchon.fr
jean-luc-melenchon.fr Ce billet de Novembre 2014 évoque son rejet de la position de Hollande de ne pas livrer les portes hélicoptère Mistral à la Russie suite à l’invasion de la Crimée. « Le refus français serait une trahison de la parole donnée. 58/66
www.jean-luc-melenchon.fr
La France doit honorer le contrat signé avec la Russie. Elle doit plus que jamais renouer avec la Russie les relations d'amitié qui ont fait notre force commune dans l'Histoire. » 59/66 youtube.com à partir de 17m30 « le referendum en Crimée ne paraît pas illégitime » « les russes savent que la Crimée est russe » 60/66
francetvinfo.fr Ici JLM juge la légalité du « referendum » en Crimée secondaire, en partant dans l’argumentaire classique de la double faute « les américains ont envahi l’Irak illégalement » laissons faire les russes puisque les américains ont commis des actes illégaux. 61/66
www.francetvinfo.fr
Le Donbass et les opérations de déstabilisation menées par les russes ne sont jamais évoquées ou presque dans les billets de blog de JLM, si ce n’est pour parle des « milices fascistes et nazies » ukr ou parler du soutien que la population accorderait aux milices pro-russes dans la région. 62/66 Il ne parle jamais du plan Novorossiya (Nouvelle Russie) qui a émergé en 2014 par la création de « républiques populaires séparatistes » dans certains oblasts pour à terme créer une fédérations de républiques qui voteraient l’annexion à la Russie. 63/66
Ce plan est connu dès 2014 puisque revendiqué par Pavel Goubarev, gouverneur autoproclamé de la DNR et repris par Poutine qui justifie l’usage de la force dans l’Est et le Sud de l’Ukraine ainsi que l’erreur historique de la Russie « d’avoir transféré ces territoires à l’Ukraine en 1920 » 64/66
Cet argument historique vous rappelle quelque chose ? C’est normal, c’est le même qu’il utilisera en 2022 pour dire que la Russie a créé l’Ukraine et que ce pays n’a pas de raison d’exister par lui-même. D’ailleurs, dans la vision Poutinienne de la Novorossiya, sont inclus les oblasts... 65/66 de Kharkiv, Zaporijia Kherson et Odessa qui ont été des objectifs assumés de l’invasion à grande échelle de 2022! Je vais arrêter ici car ensuite il parle de la défense française, et même si je comprend qu'il y a beaucoup de bêtises, je ne suis pas le plus amène d'analyser ça. 66/66