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Vincent Vantighem
Vincent Vantighem

#Dati : Bonjour à tous ! Jour 5 au procès de Rachida Dati et Carlos Ghosn pour corruption et trafic d’influence. Les débats s’étirent. On attaque donc à 9h30 ce jeudi. LT à suivre cc @bfmtv.com

#Dati : Comme attendu, les débats se sont encore étirés hier. Le tribunal a pris beaucoup de retard. Puisque l'interrogatoire de Rachida Dati débuté jeudi dernier n'est toujours pas terminé... #Dati : Entrecoupé par des auditions de témoin, cet interrogatoire parvient donc à son quatrième jour. Rachida Dati doit encore répondre aux questions des parties civiles et notamment à celles des avocats de Renault qui fourbissent leurs armes. #Dati : Aujourd'hui, on attend aussi l'audition de deux témoins. Et puis les auditions des parties civiles. Et puis l'examen de personnalité de la prévenue. Et puis, peut-être, la lecture des PV de Carlos Ghosn. Tout ça est mouvant. #Dati : Après trois jours très sobres et à voix basse, Rachida Dati s'est "réveillée" hier à l'audience, notamment face aux questions du PNF. Regrettant que l'on mette en doute ses compétences. #Dati : "Ca surprend, mais oui, j'avais des compétences", a-t-elle lâché. Affirmant aussi que "plus d'un aimerait la voir disparaître de la vie publique..." #Dati : L'audience est reprise. Rachida Dati est à la barre. Tenue sombre, elle répond aux questions des avocats de Renault, partie civile. Philippe Goosens attaque d'emblée en précisant qu'il pose ses questions "sans haine" et de façon "neutre". #Dati : Première question. "Vous avez une solide formation juridique. Pourquoi avoir demandé l'aide d'avocats pour rédiger le contrat avec RNBV ?" “J’ai souhaité me faire accompagner par des avocats qui travaillaient sur la négociation de contrats internationaux.” #Dati : L'avocat de Renault enchaîne. "La convention précisait que vous deviez rendre compte 'exclusivement' à Carlos Ghosn. Mais vous dites ne l'avoir jamais vu en tête-à-tête ?" #Dati : Rachida Dati se défend et indique que, lorsqu'elle prenait rendez-vous, il y avait d'autres personnes très proches de Carlos Ghosn lors de ces rendez-vous. Pas de contradiction, selon elle. #Dati : On a clairement changé de ton à la barre depuis lundi. Rachida Dati est bien plus vindicative. La présidente calme le jeu. #Dati : L'avocat lui demande comment Carlos Ghosn détruisait les éléments écrits, comme elle l'a plaidé tout au long de l'instruction. #Dati : « Je me souviens, un jour, être venue avec une note assez complète. Je n’ai pas besoin que vous me l’écriviez. Il l’a déchirée devant tout le monde. Il fonctionnait comme ça. » #Dati : L'avocat s'en étonne. Rachida Dati se défend. Et elle contre-attaque. #Dati : « Je suis encore dans l’incompréhension d’être ici. Alors que moi, j’étais en transparence. Les rendez-vous étaient transparents. Les missions étaient transparentes. Tout le monde dit que Carlos Ghosn avait ce fonctionnement là. Moi, je me plie aux exigences du client. » #Dati : Elle est interrogée sur son rôle en Corée du sud. On parle ici d'une étude sur les possibles allégements des contraintes juridiques au pays du matin calme. #Dati : D'une voix forte, Rachida Dati se défend et justifie son travail. Mais, comme sur d'autres questions, tout cela paraît bien flou, un peu évanescent... « J’avoue avoir un peu de mal à vous suivre », reprend Me Philippe Goosens. #Dati : Elle évoque l'Inde, la Chine, le Japon... Des règles juridiques, etc... Ca part un peu dans tous les sens. #Dati : Ca se tend sur la Corée du sud... On parle ici de son intervention sur la question d'une législation qui entrave l'action de Nissan. #Dati : - Mais c’est du droit national local... - Oui, c’est ce que m’a indiqué l’ambassadeur de Corée du sud. - Mais vous aviez des compétences en droit coréen ? - L’ambassadeur m’a expliqué la législation. - Donc, c’est l’ambassadeur qui vous briefe ? - Mais oui ! #Dati : « C’est marrant. Il n’y a que vous qui est compétent. Pour vous, personne ne peut avoir de compétences. » Rachida Dati est entre agacement et énervement. #Dati : L'avocat ne lâche pas l'affaire. - Mais vous connaissiez le droit de Corée du sud ? - Quand vous avez l’ambassadeur vous explique… On m’a donné ces éléments ça. On a travaillé ensemble. Et j’ai rendu compte. #Dati : Légère interruption de ce LT. #Dati : De retour dans le prétoire. Ca continue à se tendre. Cette fois sur la question de son intervention en Turquie. #Dati : Philippe Goosens s'interroge sur son intervention en Turquie, à l'époque opposée à la France (sur la question de l'adhésion à l'UE). En bossant pour une entreprise (Renault) qui est française... #Dati : Rachida Dati explique qu'elle disait aux Turcs que Renault était une entreprise indépendante de l'autorité française. Philippe Goosens émet quelques doutes. #Dati : Réponse : "Je sais que vous voulez réduire mon travail d’avocat à de la conversation, on discute, on est entre arabes. Je ne m’énerve pas, je dis les choses. La langue française n’est peut-être pas ma langue maternelle, mais je sais lire et écrire. Et je suis française." #Dati : La présidente appelle au calme. #Dati : La défense de Renault fait entrer Kami Haeri, l'autre avocat en jeu. Et ça se tend immédiatement. Dès les présentations... #Dati : - Bonjour Madame Dati. - (Très long silence). Bonjour (d'une voix blanche). #Dati : On évoque maintenant l'intervention de Rachida Dati en Iran, notamment sur les sanctions économiques. #Dati : Rachida Dati évoque le rôle de Louis Schweitzer. « Citer Louis Schweitzer pour la 15e fois en 48h alors qu’il n’est plus dirigeant de Renault depuis 2005, ça ne va pas nous faire avancer », balance l'avocat. Ca joue... #Dati : Pour résumer, l'avocat se demande quel rôle Rachida Dati a eu en Iran sur la question des sanctions qui auraient pu viser le secteur automobile. Elle met en avant une note. "Il n'y a pas le mot 'automobile' une fois dans ce document", rétorque encore l'avocat. #Dati : On le savait... L'avocat connait le dossier comme sa poche. Les réponses de Rachida Dati sont donc mises en cause. #Dati : La question de fond. Rachida Dati explique qu'il y avait un risque que l'Iran ferme les usines Renault. Elle cite notamment Patrick Pelata pour expliquer qu'elle a travaillé sur cette question... #Dati : L'avocat s'autorise à "corriger" la réponse. "Vous faites référence à la 4e audition de M. Pelata qui parlait de ce risque en 2009..." Soit avant le contrat de Rachida Dati. Sa défense est donc remise en cause. #Dati : L'avocat explique aussi que l'Iran était propriétaire des usines. Et que donc, le pays n'allait pas fermer les usines. "Ils n'allaient pas se spolier eux-mêmes !" Rachida Dati n'en démord pas. #Dati : La présidente relit l'audition de Patrick Pelata pour ramener l'église au milieu du village. #Dati : L'avocat ne lâche rien sur l'Iran et pointe du doigt les problèmes dans son travail. Il note qu'elle est incapable d'estimer le risque financier pour Renault Il note qu'elle n'a pas demandé de réévaluer le plafond de l'assurance ce qui est pourtant classique. #Dati : Elle maintient qu'elle a joué un rôle dans les négociations pour éviter que Renault soit victime des sanctions. Mais difficile de trouver quelque chose de concret dans sa démonstration. Tout ça paraît évanescent. #Dati : - Quand je vais en Iran... - Attendez ! Vous êtes allée en Iran. - Non ! Quand je négocie avec l'Iran. Je n'ai pas dit que j'y étais allée. N'essayez pas de réinterpréter à chaque fois ! #Dati : Elle s'agace (encore) « Je suis pas la fée clochette. Faut arrêter. Y’a que vous qui êtes professionnel ? Mais il y a d’autres enjeux. Je vous dit qu’il y avait des sanctions et un risque que Renault doive quitter le pays » #Dati : « Je ne crois pas avoir compris la réponse à la question », continue Kami Haeri. On n'est pas loin du dialogue de sourds. #Dati : Rachida Dati explique avoir eu des réunions à l'ambassade d'Iran à Paris et avoir eu des contacts avec les gardiens de la Révolution. #Dati : L'avocat demande à Rachida Dati si elle savait que les Gardiens de la Résolution étaient considérés, dès 2007, comme participant au terrorisme et sous sanctions US et de l'ONU. #Dati : Rachida Dati dit avoir reçu des documents lors de ces rdv. Mais les avoir détruits 'pour les raisons que vous savez'. #Dati : Rachida Dati ne cache plus son agacement vis-à-vis de l'avocat. « Je vous ai vu faire. Je connais votre pratique. Vous déformez. Ca ne marche pas avec moi. » « Vous aimez vous écouter parler... » #Dati : L'avocat pointe du doigt le fait que Carlos Ghosn n'avait pas donné de mandat à Rachida Dati pour intervenir sur l'Iran. « Une mission ne peut pas exister sans ordre de mission. » #Dati : Suspension pour retrouver de la sérénité. #Dati : La tension est retombée. L'audience a reprise. Toujours Kami Haeri qui interroge Rachida Dati. On évoque son rôle au Maroc. #Dati : Ca se tend à nouveau entre Me Kami Haeri et Rachida Dati. Au milieu des questions, Rachida Dati accuse son contradicteur de l'avoir insultée sur les réseaux sociaux entre 2010 et 2013. #Dati : Pour elle, il y a donc une "animosité" évidente de la part de l'avocat de Renault à son endroit. #Dati : « Tous les tweets sur les réseaux sociaux à mon encontre et sur le compte de ma fille. Vous m’avez insultée pendant des années. Oui, sur ma fille. J’ai dû appeler votre patron pour faire cesser ça. » #Dati : Réponse de Me Haeri « Je ne suis pas le maître des marionettes de ce dossier. Ce n’est pas moi qui ai déposé plainte, qui est instruit ce dossier, qui vous est mise en examen. Si j’ai pu vous offenser dans une blague en 2010, je m’en excuse. Mais la convoquer en 2026... » #Dati : « Entre 2010 et 2013, vous m’avez insultée avec ma fille. Il y a tout une série de tweets, très sexistes, très racistes. Je peux les produire. » #Dati : La présidente calme (à nouveau) le jeu. « Le dossier est suffisamment volumineux à ce stade. On va s’en passer. » Elle redonne la parole à Kami Haeri #Dati : Cela fait plusieurs fois que Kami Haeri s'interroge sur des réponses livrées à la barre par Rachida Dati dont elle n'a jamais fait mention lors de l'enquête. Comme si elle adaptait ses réponses. #Dati : On parle ici du statut "Zéro Carbone / Zéro Rejets / Zéro Déchets" de l'usine de Tanger. Rachida Dati dit avoir eu un rôle à ce sujet. Mais l'avocat lui dit que tout cela avait été annoncé bien avant lors d'une conférence de presse... #Dati : "L'accord initial avait été remis en cause. J'ai donc travaillé dessus..." Rachida Dati (qui a réponse à tout) s'agace à nouveau. #Dati : Et elle digresse sur tout le projet d'usine. Le ton remonte un peu. #Dati : Kami Haeri ramasse sa réflexion en conclusion. « Nous n’avons pas de traces de l’ensemble des prestations que vous avez déclarées. Vous parlez de mes confrères du cabinet Gide aujourd’hui... Nous aurions pu les solliciter… » #Dati : Kami Haeri « Les questions que nous vous posons sont destinées à comprendre comment vous avez travaillé sur des sujets aussi compliqués sans qu’il y ait de traces, sans qu’il y ait de témoignages. » #Dati : Kami Haeri : « Sur toutes ces questions, nous avons des dizaines et des dizaines de personnes engagées… Il est là notre mystère. Elles sont là nos questions. » #Dati : La prévenue se défend encore et répète que de nombreuses personnes n'ont pas été entendues pendant l'instruction. Alors qu'elle le souhaitait. La présidente lui dit : "On a bien compris votre réponse". #Dati : C'est maintenant Claire Josserand-Schmidt, avocate d'Anticor, qui pose des questions à Rachida Dati. Elle revient sur les questions posées par la prévenue au Parlement européen. #Dati : Elle lui demande pourquoi avoir proposé à Carlos Ghosn de poser une question écrite au Parlement européen. Alors que sa défense est de dire que cela n'a aucun intérêt... #Dati : Claire Josserand-Schmidt : « Comment pouvez-vous dire depuis le début de cette audience qu’une question écrite au PE n’a aucun intérêt, aucun impact. Alors que c’est ce que vous proposez à votre client ? » #Dati : "Je n'ai pas dit que cela n'avait aucun intérêt. J'ai dit que cela n'avait aucun effet. Si ce n'est celui d'avoir une réponse de la commission. D'avoir une information..." #Dati : On peut tourner autour du pot autant qu'on veut. Le fait de proposer à un client (Renault), qui vous paye 300.000 euros / an, de poser une question sur un sujet qui l'intéresse dans le but d'obtenir une réponse... Rien que cela peut s'apparenter à du lobbying. #Dati : C'est du reste ce que laisser clairement entendre Daniel Freund, eurodéputé allemand, qui est venu témoigner lundi. #Dati : Rappelons (pour le contradictoire) que Rachida Dati conteste tout lobbying et regrette qu'on l'accuse de cela, au titre de "trois malheureuses questions" sans effet posées au Parlement européen. #Dati : Comme souvent, lorsqu'elle est mise un peu en difficulté, Rachida Dati décentre le débat et remet en cause ses contradicteurs. Ca donne ça : « Je suis quand même très surprise du manque de précision de l’accusation et des parties civiles sur des sujets graves. » #Dati : « Rien n’a été fait dans l’intérêt de Renault Nissan. Je tiens à la préciser. Sur les trois questions écrites, deux vont à l’encontre des intérêts de mon client. » #Dati : On s'éloigne du sujet. Actuellement, on lit la réponse de Corinne Lepage, mise en cause lors de ce procès par les avocats de Rachida Dati, en sa qualité d'avocate et d'eurodéputée. #Dati : "J'ai fait exactement la même chose qu'elle. J'ai pris les mêmes précautions. Mais, elle, on la croit sur parole." La présidente intervient. "Madame Lepage n'est pas prévenue dans ce procès." #Dati : Interruption de ce LT pour ce matin alors que les débats tournent un peu en rond. #Dati : Après la suspension méridienne, l'audience reprend. Rachida Dati est, à nouveau, à la barre. Pour répondre cette fois, aux questions de ses propres avocats. #Dati : Je n'ai pas noté la question précise de Me Olivier Pardo. Mais Rachida Dati répond et déroule depuis cinq bonnes minutes. #Dati : Dans des questions en forme de début de plaidoirie, Olivier Pardo note qu'il y a eu une "évolution" durant le procès. "Avant, on disait que vous n'étiez pas avocate. Désormais, on dit que vous avez été une mauvaise avocate [du côté des parties civiles]..." #Dati : Question donc : « Votre client, redisons-le, c’est RNBV. Est-ce que RNBV s’est manifesté à un moment donné pour remettre en cause votre mission et réclamer le remboursement de vos honoraires ? » Réponse de Rachida Dati : "Non..." #Dati : On bascule sur l'examen de personnalité de Rachida Dati et donc l'analyse de ses revenus. #Dati : Sur ses revenus : - 5.000 €/mois de salaire de ministre (janvier-juin). - 3.672 €/mois d'indemnité de maire. - 928 €/mois d'indemnité métropolitaine. #Dati : Elle a déclaré 168.000 euros de revenus en 2025. #Dati : On évoque son patrimoine. Un compte titres doté de 3 millions d'euros. Cinq comptes à la Banque Pop : Environ 300.000 euros. Une assurance vie d'un montant de 2,4 millions d'euros. #Dati : Elle évalue son patrimoine à "environ 5,5 millions d'euros". "Tout compris". #Dati : Sur question d'un assesseur, elle précise que cette "fortune" est due à son travail. D'avocate, bien sûr. Mais pas seulement. "Parfois, j'ai eu deux ou trois emplois en même temps." #Dati : Un des assesseurs aborde sa volonté de Rachida Dati de redevenir magistrate. Elle s'explique à ce sujet. #Dati : Elle explique qu'elle a souhaité devenir "Premier substitut en administration centrale." C'est-à-dire dans une direction du ministère de la Justice, place Vendôme. #Dati : "C'est tout à fait conciliable avec mon mandat de maire du 7e, assure-t-elle. Ce n'est pas incompatible." #Dati : Elle précise qu'elle n'aurait pas pu revenir en juridiction. "Vous ne pouvez pas être élue dans le ressort où vous exercez. Et puis, par précaution, j'ai jugé qu'il était préférable de ne pas revenir en juridiction." #Dati : Voilà. On bascule sur l'audition des parties civiles. Le LT va se mettre au ralenti pour cause de duplex à préparer. #Dati : On devait entendre deux témoins. Mais l'un des deux a fait un malaise... #Dati : L'audience se poursuit. La défense a fait citer, comme témoin, Frédéric Sicard, ancien bâtonnier de Paris (2016 - 2017). En résumé, il explique que Rachida Dati a bien fait un travail d'avocat. #Dati : Il explique qu'aujourd'hui, la moitié des avocats parisiens n'ont pas de clef RPVA (pour les puristes). Autrement dit, la moitié des avocats sont des "conseils" et non pas des "plaideurs". Les "conseils" effectuent un travail comme celui que Rachida Dati dit avoir fait. #Dati : « Mais il n’y a pas de définition des limites du métier de conseil juridique », dit-il, expliquant que l'ordre a tout de même travaillé sur cette question. Mais que cela n'a pas abouti à un vote. #Dati : Après avoir cité Cambacérès, il revient sur la déclaration des Droits de l'homme de 1789. « Tout ce qui n’est pas interdit est permis. » #Dati : Question d'Olivier Pardo, avocat de Rachida Dati. "Un avocat peut-il aider à ficeler les financements d'une usine ?" "Ce n'est pas ma pratique. Ce n'est pas la pratique habituelle. Mais une vingtaine d'avocats font ça sur la place parisienne." #Dati : L'ancien bâtonnier explique aussi que, oui, des avocats se rendent en Iran et travaillent sur ce pays. Puisqu'à son époque, il était prévenu. #Dati : Question sur le tarif de 1.000 €/heure pratiqué par Rachida Dati. « En droit, rien ne me choque. Nous n’avons pas de barême. Et nous avons interdiction d’avoir un barême. Et donc, pas de plancher et pas de plafond. » #Dati : « 1.000 euros, c’est beaucoup. Peu d’avocats pratiquent ce tarif sur la place. C’est pas ma tasse. » Mais... Rien d'illégal selon lui. #Dati : Le bâtonnier explique aussi que le tarif français est similaire à celui d'autres pays d'Europe. "Mais nous, en France, notre tarif est taxé à 40 à 50%" #Dati : L'audience va être suspendue pour 10 minutes. Elle reprendra par les plaidoiries des parties civiles. Je vais clôturer ce LT pour aujourd'hui. Réquisitions lundi matin.

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