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Maxime Combes
Maxime Combes

Jour de l'AG de TotalEnergies : pour justifier de ne pas pyer d'impôts en FR, ils disent "nos profits sont faits là où on extrait pétrole et gaz". La réalité ? Une grande part provient de leurs filiales de trading, situées dans des paradis fiscaux : Suisse, etc. #TotalEnergies

On lit partout, repris par des éditorialistes, que TotalEnergies a des filiales dans les pays d'extraction et que ce sont elles qui paient l'impôt. Qu'en est-il ? 1. les pays où TotalEnergies a le plus de filiales ne sont pas les pays d'extraction

2. les filiales de TotalEnergies qui s’occupent d’exploration et de production ne sont pas forcément enregistrées dans les pays où cette production a lieu, mais en Europe, notamment en France et aux Pays-Bas, et dans une moindre mesure au Royaume-Uni. Cette double carte ne dit pas tout. Mais elle montre au moins une chose : l’idée selon laquelle les bénéfices issus de l’extraction de pétrole et de gaz seraient imposés « naturellement » là où cette extraction a lieu n’a rien d’évident. Plus important, TotalEnergies indique réaliser une part conséquente de ses profits dans "le reste du monde" (hors UE, hors pays d'extraction). Il s'agit essentiellement de la Suisse, à un faible taux d'imposition. - 20% des profits mondiaux en 2021 - 24% en 2022 - 32 % en 2023 - 25 % en 2024

Ces profits-là, qui échappent à toute transparence/ traçabilité, ont été faiblement imposés : - 2021 : 4,4 Mds $ imposés à 16% - 2022 : 11,5 Mds $ imposés à 10,5% - 2023 : 9,2 Mds€ imposés à 12,2% - 2024 : 5,8 Mds€ imposés à 17,8% Ce ne sont pas des taux effectifs, plus faibles Sources : - les premiers visuels graphiques viennent de publications de l'Observatoire des multinationales : multinationales.org & multinationales.org - les données @TotalEnergies proviennent de ses rapports annuels.

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