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Marion Dubreuil
Marion Dubreuil

Deuxième journée d’audience à Lyon en attendant les questions des parties à l’accusé la cour entendre la psychologue qui a expertisé la partie civile

Marion Dubreuil
Marion Dubreuil06/11/26

Je suis à #Lyon aujourd’hui et demain pour suivre le procès d’un « disciple » de Dominique #Pelicot. Ce garde du corps de 39 ans père de famille est jugé pour #viols conjugaux sous #soumissionchimique il est aussi accusé d’avoir filmé les faits et diffusé les vidéos en ligne.

« Au moment de l’expertise elle parle encore de sa relation avec l’accusé au présent » explique l’experte psychologue « le début de leur relation constitue ses souvenirs les plus heureux. La grossesse va changer les choses. A l’échographie il est déçu de voir qu’il ne s’agit pas d’une fille. » « Elle décrit un accouchement vide pas de parole. Concernant l’éducation de leur fils elle a fini par lâcher sinon ils se disputaient tout le temps. Elle le trouvait laxiste avec leur fils et plus sévère avec sa fille (d’une précédente union) » « Au quotidien il n’y avait pas de remarque sur son apparence mais elle ne devait plus voir ses amis hommes. Sur les taches quotidiennes elle faisait tout qu’il soit absent ou présent. Je ne devais pas toucher à ses affaires qui n’étaient pas rangées. » « Quant aux faits, sur le cyberharcelement elle était convaincu que c’était lui. Il lui avait assuré que non. Elle n’avait jamais été victime d’agression avant. L’homme du garage avait tenté de l’embrasser et d’avoir une relation sexuelle avec elle » Le lendemain cet inconnu qui disait avoir échangé avec elle sur coco est revenu. Parce que j’aurais discuté avec lui disant que même si je disais non j’avais envie. Ce jour là L’accuse était présent se présentant comme son « sauveur » « Elle note un comportement qui se dégrade depuis 2020. Depuis la révélation des faits en 2023 elle note une amélioration de son état physique - je pense ponctue l’experte qu’on peut l’associer à la rupture de la relation - au niveau respiratoire ça va mieux » « Elle avait des pensées obsédantes de l’angoisse des craintes de grande intensité » ndlr C’est le tableau clinique des conséquences au delà des viol et agressions sexuelles c’est le poison du cyberharcelement et de la menace permanente de l’agression tout en étant exposée dans son intimité « Elle se sent définitivement différente » poursuit l’experte. J’ai chiffré le retentissement à « 3,5 /7 » Ça paraît n’être qu’un chiffre ça manifeste des répercussions importantes « pas de relation amoureuse depuis ça lui semble impossible elle est effrayée à cette idée » « Elle a peur d’avoir cette étiquette sur la tête. Les faits se passent en plusieurs temps: cyberharcelement puis harcèlement en réel, puis des phénomènes traumatisants à bas bruit au sujet des viols présumés dont elle ne se souvient pas. » « Les répercussions financières et professionnelles sont importantes, un autre traumatisme à prendre en compte c’est celui qu’elle subit pour ses enfants » « Il y a aussi l’enjeu de faire le deuil du père de famille au delà du deuil du conjoint. La famille c’était le seul endroit où elle se sentait en sécurité après avoir vécu des agressions du harcèlement à l’extérieur. Le seul adulte avec lequel elle était en sécurité c’était lui son protecteur» « Au delà de la sidération il y a un sentiment d’incrédulité. Le réaliser c’est un processus. C’est probable qu’elle soit passée par des périodes en navigant entre périodes de réalisation et de dénégation. Dans la dénégation il y a une part de doute c’est pas le déni » « comment peut elle vivre sa relation avec son fils qui peut lui rappeler son papa? » demande la présidente « Ah, dans ce que j’ai pu voir et relevé de son investissement sur ses enfants il n’y a pas de superposition c’est ses enfants » répond l’experte psychologue La présidente interroge l’experte sur le visionnage hier des vidéos des violences sexuelles par la partie civile hier à l’audience : « c’est une prise de conscience douloureuse mais sans doute nécessaire» « mais le film de ces agressions rajoute une couche de dépossession en plus du viol en plus de la soumission chimique. L’enjeu pour la partie civile sera de redevenir une » conclut l’experte Interrogée sur les vidéos de masturbation de l’accusé l’experte répond : « Souiller ses effets personnel c’est atteindre tous ces espaces, du quotidien de l’intime du professionnel. Il y a quelque chose de l’intrusion de la souillure. » « Elle a eu beaucoup de figures paternelles positives chez la partie civile c’est important pour elle que ses enfants puissent avoir une figure paternelle positive comme elle l’a eue » C’est maintenant le psychologue qui a expertise l’accusé qui dépose « ce qui est difficile à comprendre c’est la perversion humaine. La perversion concerne peu de gens et s’inscrit dans un processus général de domination masculine. Même si la domination masculine ne se réduit pas à la perversion » « La perversion met au premier plan la cérémonie, les gestes. La perversion porte sur l’énigme de l’origine du monde. La féminité souvent en relation avec la relation avec la mère. » L’expert voit une « toute puissance biologique » dans le fait de perpétrer des violences sexuelles sur un corps endormi « La perversion résout toutes ses perversions, explique l’expert. Il résout l’énigme de sa mère. On apprend avec cet expert psychologue que le beau père de l’accusé - crs de profession - le frappait « à bout de bras » selon l’accusé « L’accuse expliquait qu’il avait des relations sexuelles avec sa compagne endormie elle se réveillait et « c’était l’amour » poursuit l’expert « Il a honte mais ne manifeste aucune empathie pour sa victime souligne le psychologue il reste préoccupé par sa propre position c’est le travail qu’il devra faire comment resituer l’autre dans une humanité. Ça ce n’est pas du tout fait » « Il nous a dit que c’était que du virtuel et pourtant vous nous dites qu’il surmonte ses contradictions par les actes. » s’étonne la juge « Un adulte pervers résout les problèmes et l’énigme de la relation à la mère en étant le maître du monde » toujours questionnant ces expertises dans lesquelles le père n’existe pas comme figure d’attachement, figure d’attachement défaillante « L’accusé n’est pas uniquement pervers il peut aussi avoir par exemple des relations sexuelles normales. Il n’a pas le profil d’un homme odieux avec les femmes. Dans la vie sociale il est respectueux et il développe une perversion cachée » « Quelle évolution possible demande l’avocat général ? « le meilleur moyen d’évoluer c’est de témoigner devant la victime de sa propre interprétation des faits. S’il conteste des faits avérés qu’il ne valide même pas ce qui est prouvé. Par expérience l’évolution est négative, rappelle l’expert

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