Je suis à #Lyon aujourd’hui et demain pour suivre le procès d’un « disciple » de Dominique #Pelicot. Ce garde du corps de 39 ans père de famille est jugé pour #viols conjugaux sous #soumissionchimique il est aussi accusé d’avoir filmé les faits et diffusé les vidéos en ligne.
Cet homme a échangé sur les réseaux avec Dominique #Pelicot en 01/2020, envisageant de le faire venir à chez lui pour violer en réunion sa compagne C’est au cour de l’instruction de l’affaire dit des viols de #Mazan à Avignon que cet échange a été isolé pour être signalé au parquet de #Lyon en 2023 3 ans plus tard, l’instruction lyonnaise aboutit à un nouveau procès criminel. Mais Dominique Pelicot le principal accusé du procès dit des viols de #Mazan condamné à 20 ans de prison n’a pas été cité comme témoin. #viol Les investigations ont permis de retrouver un antihistaminique qui comporte de puissants sédatifs s’il est administré à haute dose dans un coffre-fort au domicile du couple lyonnais. Un coffre fort auquel la victime n'avait pas accès. #viol #lyon
L’accusé lyonnais qui avait reconnu dans un premier temps avoir drogué sa compagne avec un somnifère pour la violer a depuis rétropédalé et parle d’un « jeu sexuel ». #lyon #viol Une semantique qui rappelle la ligne de défense des accusés lors du procès dit dès viols de Mazan à Avignon qui parlaient d’un « scénario libertin » #lyon #viol L’accusé avait prétendu qu’avec sa compagne ils avaient l’habitude de commencer des relations sexuelles alors qu’elle dormait. C’est aussi ce qu’avaient prétendu plusieurs accusés au procès #Pelicot L’audience débute l’accusé grand barbe fine chemise blanche a décliné son identité son âge 39 ans, son ancien emploi jusqu’à son incarcération dans la sécurité en tant que garde du corps. #Lyon #viol La présidente précise qu’il n’y a pas eu de demande de captation de cette audience et que de ce fait les débats ne feront l’objet d’aucun enregistrement. Au premier rang du public, la partie civile les bras serrés contre elle est entourée de ses proches #Lyon #viol La présidente procède au rappel des faits, en septembre 2021 la victime avait déposé plainte pour la diffusion de photos intimes sur certains sites, elle soupçonnait alors son ex conjoint - pas l’accuse- de ces faits. Jusqu’à la saisie du téléphone de l’homme avec lequel elle vivait Il la filmait à son insu et se renseignait sur les réseaux pour savoir comment shooter sa femme l’abuser la filmer à son insu. La présidente mentionne une vidéo au cours de laquelle l’accusé pénétrait sa compagne avec un sex toy pendant son sommeil La victime avait fait l’objet d’un cyberharcelement intensif. Elle expliquait avoir découvert que des photos avaient été diffusées sur des sites de rencontre - donf coco - via des faux profils. #Lyon #viol Les investigations ont permis de retrouver un antihistaminique qui comporte de puissants sédatifs s’il est administré à haute dose dans un coffre-fort au domicile du couple lyonnais. Un coffre fort auquel la victime n'avait pas accès. #lyon Elle avait fait part de vertiges et de difficultés à émerger confrontée aux photos prises à son insu dans le téléphone de son conjoint elle avait dit ne pas l’avoir soupçonné mais avoir retrouvé en ligne une photo qu’il avait prise lui même Il avait expliqué vouloir appâter celui qui diffusait ses photos en masse en ligne. L’accusé lyonnais avait reconnu en garde avoir drogué sa compagne avec un somnifère pour la violer il s’était défaussé sur un autre internaute pour justifier les contenus pedopornographiques que les enquêteurs ont retrouvé La victime avait connu une période de grande fatigue entre 2020 et 2023. Elle faisait état d’une perte de poids, de cheveux, de migraines, de nausée, de vertiges et de difficulté à émerger aux enquêteurs. La victime avait fait l’objet d’un cyberharcelement intensif. Elle expliquait avoir découvert que des photos avaient été diffusées sur des sites de rencontre - donf coco - via des faux profils. Elle avait été contactée par de nombreux hommes qui voulaient des relations avec elle. L’accusé lyonnais a fait pression sur son ex compagne depuis la prison pour qu’elle retire sa plainte banalisant les faits lui demandant de dire qu’elle avait pris les somnifères de son plein gré. Il avait fini par reconnaître avoir drogué sa compagne tout en banalisant la situation. La victime n’a aucun souvenir d’une venue de Dominique Pelicot, ce dernier conteste aussi s’être rendu à Lyon pour la violer. L’accusé lyonnais qui avait reconnu les faits a depuis rétropédalé et parle d’un « jeu sexuel ». Une semantique qui rappelle la ligne de défense des accusés lors du procès dit dès viols de Mazan à Avignon qui parlaient d’un « scénario libertin » « Nous devrons regarder un certains nombre de ces photos et vidéos pendant nos débats » précise la présidente. « Il est certains que sur cette vidéo juridiquement il s’agit d’un viol » avait expliqué l’accusé au sujet de la vidéo impliquant une pénétration avec un sex toy précisant qu’il avait fini par se masturber à côté d’elle L’accusé avait prétendu qu’avec sa compagne ils avaient l’habitude de commencer des relations sexuelles alors qu’elle dormait. C’est aussi ce qu’avait prétendu plusieurs accusés au procès #Pelicot la victime elle nie cette prétendue pratique sexuelle Comme pour Gisèle #Pelicot, le juge d’instruction note que sur les vidéos la victime lyonnaise « apparaît formant d’un profond sommeil, sans aucune réaction aux actes commis par son époux » . « L’endormissement profond exclut toute forme de consentement ». L’accusé avait installé une caméra dans la chambre à coucher. Il avait admis avoir commencé à diffuser des photos et vidéos de sa compagne dès les premiers mois de leur relation (débutée en 2015) « Compte tenu des variations de position durant l’instruction, votre position de défense a-t-elle évolué? », demande la présidente. « Elle n’a pas évolué, répond l’accusé je ne reconnais pas l’intégralité des faits je suis ici pour dire la vérité de ce que j’ai perpétré de ce que j’ai fait » C’est l’enquêtrice de personnalité qui a remonté le parcours de vie de l’accusé qui vient déposer la première Père d’un enfant de bientôt 9 avec la partie civile. L’enquêtrice de personnalité décrit des parents séparés, un beau père autoritaire qui vient prendre la place d’un père qui n’est plus dans les environs. La famille déménage régulièrement Grenoble, chassieux. Sa mère se sépare de ce beau père, et la mère reprend une éducation stricte et des violences physiques avec des relations particulièrement conflictuelles à l’adolescence « une mère auto centrée plus préoccupée par ses relations amoureuses que par ses enfants » « A 13 ans il est placé en internat, il le vit comme un abandon, il va commencer sa consommation de cannabis, une mauvaise habitude qui va perdurer. Au niveau scolaire il réussit, il a des avis favorables. » poursuit l’enquêtrice de personnalité Une première relation tout juste majeur, il veut être garde du corps mais à 21 ans il s’engage dans l’armée met un terme à son usage des stupéfiants mais une blessure à la cheville va mettre un terme à sa carrière a 23 ans Il décrit une période heureuse professionnelle à paris embauche pour la sécurité privée de chef d’état de personnalité.. il revient en région lyonnaise rencontre sa compagne en 2015 avec laquelle il s’installe quelques mois plus tard. Ils ont un enfant en 2017 il dit «avoir mal vécu cette paternité» L’entourage de l’accusé ses frères et sœurs évoquent une relation conflictuelle avec sa compagne.. « quand je le rencontre il espère encore avoir une deuxième chance avec sa compagne il pense être toujours en couple avec elle » « Il reconnaît des consultations de vidéo porno en déplacement mais évoque une sexualité normale parfois des sex toys d’autres fois des déguisements. Il explique avoir eu du mal de ne pas avoir ressenti le désir sexuel de sa compagne vivant mal le fait d’être à l’initiative des relations » Il consomme jusqu’à 3, 4 grammes de Cocaine chaque jour il se décrit comme un homme « honnête courageux qui manque de confiance en lui » son entourage le décrit comme quelqu’un de « dépendant sur le plan affectif » « En termes de diplôme on est d’accord en dépit d’avoir été décrit comme un bon élève de son accomplissement professionnel il n’en a pas ? » demande la présidente « non » répond l’enquêtrice de personnalité. « On a l’impression qu’il n’y a pas beaucoup d’amis autour de l’accuse » « Non il va mentionner un ami que je ne vais pas réussir à contacter. » « Ni un ami d’enfance? Ni un ex collègue de travail? » « Non » « Il vous parle de femmes plus âgées du bénéficie qu’il en tire sexuellement? » « Oui de femmes plus âgées qui l’ont guidé » « Au sujet de ses pratiques sexuelles il en parle facilement? » « Il est pas gêné particulièrement il va détailler des pratiques « classiques » » « Avec sa compagne il explique : On faisait toujours l’amour dans le noir, elle manquait de confiance en elle, elle était réservée. » Il admet avoir fréquenté des prostitues a Amsterdam. A propos du porno il le reconnaît en déplacement. Interrogé sur ses fantasmes, il répond «déguisement scénario » Sur questions de l’avocat de la defense l’enquêtrice de personnalité précise que l’accusé a coupé les liens avec sa demi fratrie qui s’est révélée trop virulente a l’égard de la partie civile « ce qu’il n’a pas supporté » C’est maintenant l’expert psychiatre qui dépose en visio Francois Rolland « une personne débordée par ses émotions. Il reconnaît les faits de viols et d’agressions sexuelles dans un moment où il était pas bien perdu ou il consommait des produits pendant la crise de couple » « Il dit s’être enfermé dans un scénario de pratiques sexuelles déviantes a cause d’internet mais il nie avoir drogué sa femme » L’expert évoque un adolescent fragile qui va essayer de trouver une voie pour se renforcer narcissiquement. Il se projetait dans une grande carrière dans les forces spéciales extrêmement valorisante mais ce schéma contenant du groupe de la vie militaire va s’effondrer aussi après une blessure Sur le plan privé il va construire une relation de plusieurs années, auparavant pas de relation s’inscrivant dans un registre violent. Il a quand même surconsomme de la pornographie les aménagements de compensation de l’accusé sont de l’ordre de l’addiction et du pulsionnel « Pas de registre pathologique mais un trouble de la personnalité ça ne débordait pas tant que la « carrière » le tenait c’est la réouverture de la faille narcissique. Un trouble borderline qui génère une instabilité. Il y a eu une rupture. Il s’est noyé dans son système compensatoire » « Il fait pas état d’avoir été lui même victime de violences sexuelles. » « L’insécurité affective c’est lié à sa mère? » « C’est environnemental oui mais cela dépend de la manière dont on traite les éléments de son histoire. » « Une mauvaise construction de personnalité comme celle là est lié à son développement psycho affectif. Il y a tout une gamme qui permet de s’adosser à des repères, pas forcément la mère ou le père » « En avait il conscience avant les faits qui lui sont reprochés? On a un parcours assez lisse » « Moi je pense qu’il en avait conscience entretenir une façade lisse ça le maintient ça contient et répare des choses de lui même. C’est un cercle auto entretenu qui marchait plutôt pas mal jusqu’à ce que ça lui pete à la figure » poursuit l’expert psy « Son entourage savait qu’il prenait du cannabis mais pour la cocaïne personne ne savait est ce que c’est possible de consommer autant de cocaïne sans que sa compagne son entourage s’en aperçoive? » « la cocaïne ça sert à faire passer les peurs. L’accusé il cherche à être au dessus de la norme » « Dans son discours c’est toujours un peu la faute des autres, sa mère, sa compagne pas assez demandeuse pas désireuse » « La crise elle n’est pas toujours conditionnée à un aspect visible du conflit. Lui en tout cas était en crise. Sous un certain seuil narcissique c’eT la panique » « Il en impute la responsabilité à Dominique Pelicot, ses anciens conseils… » « Il y a du clivage les choses sont distordues remaniées ça fait partie de la manipulation et des défenses qui sont les siennes » « C’est quelqu’un de lisse détenu modèle employé modèle et de façade compagnon modèle ça tranche avec des vidéos ou il se filme lui même dès périodes de masturbation où il se parle il est ordurier »demande la juge « Dans le privé public c’est normal que ce soit différent » répond l’expert « Mais là ce sont des vidéos destinées à être publiées » « Oui ça déborde sous la façade il y a une tension pulsionnelle une excitation une violence associée à ça mal réglée. «Ces vidéos contiennent une violence extrême à l’égard de son épouse. C’est pas lié à une crise ponctuelle, les vidéos sont diffusées dès les premiers mois de relation sur les réseaux.» «Ce serait intéressant de déterminer s’il s’agit d’un aménagement pervers et de quelque chose plus structurant» « Il a rencontré sa compagne à l’âge de 30 ans mais on ne sait rien sur ses relations sexuelles amoureuses auparavant. Il n’en dit rien » ponctue la présidente qui interroge l’expert sur l’intérêt d’une mesure d’injonction de soins pour l’expert cela présentera un apport « contenant » « La seule priorité pour lui c’est son auto préservation » assène l’expert psychiatre La sexualité sur internet propose des choses auxquelles on n’aurait pas accès dans la vie. Ce n’est pas un support à la frustration sexuelle, c’est une neorealite qui se reconstruit. Explique l’expert L’audience est suspendue et reprend à 13h30 mon croquis ✍️ 🎨 de l’accusé
Reprise de l’audience avec l’enquêtrice qui a procédé à l’interpellation de l’accusé en avril 2023 et sa perquisition après le soit transmis du parquet d’Avignon faisant état des échanges avec Dominique Pelicot. Au domicile sont retrouvés une seringue des médicaments et ses supports informatiques « A la première audition il Ne va rien reconnaître il va penser qu’il est là pour le cyberharcelement de sa compagne. En deuxième audition on le confronte aux échanges avec Dominique Pelicot aux photos. Il va finir par reconnaître les faits à la 3e audition » « Il ne reconnaît toujours pas qu’il est à l’origine des faux profils au nom de sa compagne il faut attendre la 4e audition. Il va revenir sur le fait qu’il consomme du cannabis c’est sûrement cela qui a influencé ses actes. » « A la cinquième audition on découvre la vidéo de la pénétration de madame endormie par un sextoy et on est avisé des contenus pedoporno. Il va nous dire qu’il a reçu ces fichiers et qu’il voulait voir jusqu’au ou les autres internautes iraient pour traquer des pedophiles sans être intéressé » En audition avec la victime on va lui présenter une photo de Dominique Pelicot elle ne va pas le reconnaître. D’autres photos où elle apparaît elle ne se reconnaît pas sur tous les clichés retrouvés dans les supports de son conjoint Dominique Pelicot est entendu il dit qu’il n’est jamais venu à Lyon qu’il n’en a pas eu l’intention estimant que l’accusé n’était pas assez sérieux et jugeant que le trajet jusqu’a Lyon aurait été de toutes façons trop onéreux La discussion entre Dominique Pelicot et l’accusé remonte à plusieurs mois avant son interpellation dans un supermarché de Carpentras à l’ouest. Carolyon qui est le pseudo de l’accusé précise qu’il habite à 15 min de la gare qu’il travaille dans la sécurité Pelicot lui dit qu’il lui donnera de « la poudre blanche à diluer mais pas dans n’importe quelle boisson parce que ça se voit. » la suite reprend le mois suivant la partie civile est traitée de « salope ». Pelicot lui dit qu’il doit attendre d’avoir un WE libre car là « on a les petits enfants » Alors que la présidente lit les échanges, l’enquêtrice paraît éprouvée à la barre se mord les lèvres et lève les sourcils. « On sent que Dominique Pelicot ne veut pas venir pour rien » poursuit la présidente Pelicot demande s’il y a des enfants, L’accuse répond un fils de deux ans et une fille une semaine sur deux « faudra le faire quand ils seront pas là » lui répond Dominique Pelicot. Un autre interlocuteur a Lyon est isolé mais il ne sera pas identifié Pelicot se vante d’être déjà venu à Lyon pour une autre femme, une coiffeuse de 37 ans Leurs derniers échanges sont particulièrement circonstanciés sur le dosage le médicament la modalité d’absorption et la manière dont ils envisagent de violer la victime à son insu… « des le départ, ça nous a décontenancé l’accusé était particulièrement calme. » « alors qu’il n’a jamais fait de garde à vue il n’a pas été inquiété? » « Non non plutôt coopérant codes de l’ordi une personne calme » dans le coffre fort posé sur une armoire de la chambre on trouve une arme soumise à autorisation dans le cadre du tir sportif, des seringues neuves jetables il nous dit qu’il S’en sert pour s’injecter de la testostérone. Et on voit une boîte de médicaments. Il ne reste que 5 comprimés « On a une main courante en nov 2015 de l’accusé qui dit qu’un homme est venu importuner sa femme pour des actes sexuels dans un parking et il prétend que son mail a été piraté pour récupérer des photos de sa conjointe à son insu» « C’est vraiment le début de leur relation? » demande la juge « Oui A l’époque la partie civile est fraîchement séparée de son ex conjoint avec qui elle a une fille en garde partagée elle est sure qu’il s’agit de lui qui poste ses photos intimes « il n’est pas violent mais j’ai peur » confie t’elle dans une main courante « Il y a ensuite eu deux plaintes en 2016, pas forcément suivies, la présidente un peu embarrassée ajoute je sais que le contexte ne se prête pas vraiment à ça.. faisant référence à l’affaire Lyhanna et aux 70.000 procédures pour violences sexuelles sur mineurs actuellement ouvertes en france « Aucun élément dans la procédure n’atteste que c’est l’ex conjoint qui est l’auteur de ces faux comptes » explique la policière « Pas d’éléments qui va dans le sens qu’il a récupéré ces photos dénudés ni qu’il a créé ces profils » L’accusé en revanche va confier au policier lors d’une pause cigarette qu’il a un compte pour sauvegarder les photos de sa femme et que personne d’autre n’a pu y accéder. Cela fera l’objet d’un pv de renseignements et non pas de garde à vue. Aucune recherche ne sera faite sur cette fameuse app Ce que révèle la garde à vue c’est ce que c’est l’accusé qui a donné rendez-vous à l’homme du parking mettant sa conjointe en danger et de « donnant après le beau rôle » en allant la chercher et en l’accompagnant au travail La première fois elle s’est endormie sur le canapé avait expliqué L’accuse qui l’avait déshabillée « caressée » filmant l’ensemble des faits et les diffusant en ligne « en ma présence seule » avait assuré l’accusé qui conteste tout fait de violences sexuelles en réunion Sur la pedopornographie il dit avoir voulu tester jusqu’où allaient les hommes sur coco il a téléchargé des photos d’adolescentes en ligne les a envoyés à des internautes qui lui ont transmis des contenus pedopornographiques qui l’avaient dégoûtés. Il dit qu’il voulait signaler les pedophiles « Quand à monsieur Pelicot il lui était déjà reproché beaucoup de choses peut être qu’il n’a pas voulu s’ajouter une procédure » ponctue la présidente après avoir fait état des dénégations de Dominique Pelicot quand à sa venue à Lyon. « Personne n’a été entendu dans le cadre des plaintes pour harcèlement déposées par madame » confirme la policière … « N’avez vous pas le regret de ne pas être allée plus loin dans les investigations ? Creuser la piste Pelicot? » demande l’avocate de la partie civile « Les faits supposés auraient eu lieu en 2020, quand on enquête nous sommes en 2023 c’est trop tard pour la téléphonie» répond la policière Elle ajoute « Il me semble que les réquisitions bancaires n’ont pas permis d’établir de dépenses de Dominique Pelicot à Lyon sur cette période » « J’ai un regret de ne pas avoir saisi le sextoy au domicile de l’accusé et de sa conjointe » « C’est pas interdit une deuxième perquisition, souligne le parquet général « J’ai le regret de ne pas l’avoir saisi, on n’est pas retourné au domicile de l’accusé. » « Qu’est ce qui vous permet d’établir que la caméra est dissimulée dans la chambre? » « On voit un homme qui positionne un élément, la partie civile entre dans la chambre nue l’homme repositionne le cache de la caméra ensuite et on retrouve un écran noir » Même absent Dominique Pelicot est omniprésent à l’audience… pourtant la présidente a rappelé que les premiers faits de diffusion en ligne de photos intimes de la victime à son insu ont débuté des années avant les premiers échanges entre l’accusé et Pelicot «La pierre angulaire de ce dossier c’est la venue ou non de monsieur Pelicot » soutient l’avocat de La Défense..un peu de mauvaise foi sur les bancs de la defense - c’est permis- la pierre angulaire de ce procès c’est les viols conjugaux et la soumission chimique d’un homme a l’égard de sa conjointe Le nombres d’applications sur le téléphone de l’accusé est habituel, explique l’expert informatique. « C’est le nombre de messages qui questionne : 10.000 sur signal, 154.000 messages dans WA c’est considérable » « En revanche vous ne retrouve presque aucune photo dans ces applis, s’étonne la présidente. C’est quelqu’un de prudent? « Non pas vraiment sinon je n’aurais pas retrouvé autant d’éléments » « De mémoire, on a retrouvé une centaine d’images vidéos à caractère pedopornographiques certaines sont connues dans les dossiers pedocriminels elles se transmettent entre auteurs » «vous faites le tri entre les vidéos à caractère pedoporno et les contenus créés par L’accuse lui même on le voit par exemple se masturber sur le permis de conduire de sa conjointe. » reprend la présidente « Est ce que vous avez tout retrouvé ou est ce qu’il peut exister d’autres conversations d’autres photos? » Demande l’avocate de partie civile. « oui il peut avoir supprimé des contenus » Après les déclarations de la victime qui a trouvé sur son enceinte Bose la mention « iPhone de Dominique » l’expert explique qu’il avait des éléments d’identification de la bose mais aucun élément sur les téléphones. L’expert a demandé à la juge les téléphones de Dominique Pelicot « Aucun des 3 téléphones de Dominique Pelicot n’avait été connecté à l’enceinte » affirme l’expert « mais on n’est pas à l’abri que Dominique pelicot ait eu un autre téléphone » souligne la présidente « On demandera à madame si elle connaît quelqu’un qui s’appelle Dominique tout à l’heure » Après une brève suspension C’est désormais à l’expert toxicologique de déposer devant la cour criminelle départementale du Rhône «avec les analyses de cheveux on a un regard sur l’année 2022, la longueur n’était pas suffisante pour remonter au delà et la période de prélèvement était tardive par rapport à l’époque des faits » explique l’expert « On a retrouvé la mise en évidence de cannabidiol, notamment issu de cbd. On a pu constater de la cetirisine, qui peut provenir de l’hydroxyzine (de la famille des anxiolytiques et tranquillisants) « Un produit avec un fort pouvoir sédatif, on va retrouver la somnolence comme effet secondaire. Il y avait une demande de recherche de ghb aussi beaucoup plus dur à trouver on doit faire un séquençage par semaine. Le ghb on en produit tous dans l’organisme pour objectiver une exposition exogène il faut une très forte concentration et il n’y en a pas » « Est ce que ça peut représenter un danger pour sa santé pour sa vie? Étant donné son petit poids, le fait qu’elle fume? » « Les concentrations trouvées ne me permettent pas de le dire mais des doses a son insu ça peut présenter un danger d’autant plus en termes de circulation routière » « On voit sur les personnes à qui on administre du Zolpidem à leur insu ils auront des effets paradoxaux flou trous de mémoire. Il y a une différence entre prendre un médicament de son propre chef et de le voir administrer, l’heure de prise joue aussi. » ajoute l’expert « Il arrive que les traitements capillaires puissent altérer les substances qui s’y trouvent » Ajoute l’expert pharmacologue « tous les produits sédatifs peuvent provoquer des troubles moteurs, des phénomènes d’amnésie, explique l’expert sur question de la partie civile. C’est maintenant au médecin légiste de déposer, il a examiné la partie civile en juin 2023 et explique qu’il n’y a pas de constatations matérielles de violences sexuelles… mais évoque la fragilité de la partie civile lors de l’exzmen C’est maintenant à l’ex compagnon de la partie civile de déposer devant la cour criminelle il conteste tout problème majeur au moment de la séparation il évoque un moment difficile mais des efforts conjoints pour assurer le meilleur pour leur fille La partie civile avait dénoncé du harcèlement de la part de son ex compagnon qui la contactait fréquemment elle avait déposé une main courante « quelques mois après nous étions repartis sur de bonnes bases tous les trois la colère était passée » « Est ce que vous avez récupéré des photos de madame sur le cloud auquel vous aviez accès est ce que vous avez diffusé les photos en créant de faux comptes?, demande la juge « absolument pas » répond l’ex compagnon de la partie civile « Elle m’a expliqué après que les motivations de sa plainte me visant étaient surtout son compagnon qui lui faisait croire que c’était moi qui diffusait ces photos et usurpait son identité » « J’ai vu mon ex compagne perdre beaucoup de poids être fatiguée, avec une tension nerveuse au maximum, le temoin s’effondre en larmes. Elle a vécu une période très compliquée. 3 ans ont passé c’est une femme courageuse qui s’est très bien occupée de ses deux enfants » « Elle a du arrêter son entreprise elle a tout de suite retrouvé un emploi elle a fait un travail gigantesque psychologique moral c’était une battante ! Mon point de vue personnel c’est qu’elle revient de loin » « Vous avez une fille adolescente vous en avez parlé? » « Elle parle de ça avec sa maman. Elle lui a progressivement expliqué les choses avec beaucoup de douceur. Et aujourd’hui notre fille a 13 ans et travaille bien à l’école mais ça l’a préoccupée beaucoup. Elle s’est figée là dessus » Reprise de l’audience avec l’audition de la partie civile, âgée de 40 ans qui travaille aujourd’hui dans un salon de coiffure « je sais combien c’est difficile d’être entendue aujourd’hui » débute la juge «je cherche la vérité» répond la victime « vous avez l’impression de ne pas l’avoir eue? » non Il a été client dans mon salon et puis il a insisté pour qu’on se fréquente ça allait mal dans mon couple on a commencé à se voir. Je lui ai envoyé des photos intimes en lingerie, c’est la première personne pour laquelle j’ai accepté « en retour il vous envoyait des photos de lui? » « oui » La juge revient sur l’épisode du garage quand la victime a été confrontée à un homme qui l’assurait qu’il avait rendez vous avec elle pour des relations sexuelles et lui avait montré des photos intimes qu’un compte à son nom lui avait envoyé. La partie civile explique qu’elle n’a pas immédiatement déposé plainte malgré les soupçons qu’elle avait à l’époque à l’égard de son ex compagnon, elle ne voulait pas que la police aille voir le père de sa fille par peur qu’il instrumentalise la garde de leur fille Aujourd’hui elle explique qu’elle a en réalité soupçonné son compagnon qui se trouve actuellement dans le box celui qui est jugé pour viols conjugaux. Elle dit au départ qu’elle était persuadée que c’était lui elle l’a appelé il a eu les mots pour la rassurer mais son ex compagnon - avec lequel elle était en conflit proche de la séparation - le même soir lui a dit « tu l’as bien cherché » et ça a semé le trouble dans ses esprits « Jusqu’en 2021 malgré le fait que vous êtes régulièrement embêtée sur les réseaux vous ne faites rien? » « Non je voulais déposer plainte contre X et on ne voulait pas prendre ma plainte » assure la partie civile « vous êtes découragée, ponctue la juge Elle explique avoir fini par désigner son ex conjoint plus pour avoir une enquête que par conviction qu’il était derrière ça. Elle s’en ouvre à son nouveau conjoint en lui posant des questions. Son nouveau compagnon lui reproche de douter de lui. « Je n’avais pas connaissance des photos ou je dors, des zooms, celles où ce n’est pas moi dessus. Des photos de ma meilleure amie.. » La partie civile explique qu’elle ne consommait pas de vidéo porno mais qu’elle cherchait à vérifier qu’elle ne se trouvait pas sur ces sites Sur la question de l’enceinte et de la connexion d’un « téléphone de Dominique » vous connaissez un Dominique ? « Non » répond la partie civile elle ajoute « je n’aurais jamais la réponse » « vous aimeriez savoir? » « oui » Dans un courrier adressé à son conjoint place en détention provisoire la partie civile lui demande des réponses pour pouvoir tenir avec les enfants. L’accusé alors mis en examen l’appelle depuis la prison « Les premières semaines il est en pleurs et s’excuse de m’avoir fait du mal. Ensuite il pleure moins et a un moment donné il me dit si tu veux que je ressorte vite faut que tu dises ca! Je voulais le croire jusqu’à ce que je comprenne que c’était pas cohérent et qu’il avait un ton froid « Il voulait que je dise que je prenais des cachets seule que je me réveillais après les vidéos, qu’on faisait souvent ça » « Il me disait qu’il y avait rien sur les vidéos que c’était deux secondes de vidéo qu’il n’avait pas à faire ça mais qu’après je me réveillais. » « Est ce qu’il est arrivé que vous dormiez qu’il vous réveille pour des actes de nature sexuelle? » « Jamais » « Jamais en 7 ans de relation » « Non avant que je m’assoupisse ça pouvait arriver mais pas pendant que je dormais » assure la partie civile « On menaçait de placarder les photos de vous devant l’école de votre enfant votre salon de coiffure? Vous pensiez que son téléphone avait été piraté et vous lui aviez demandé de déposer plainte. Ce qu’il n’a jamais fait » résume la juge « Avec vos symptômes vertiges nausée pertes de poids vous pensiez faire une dépression. » reprend la présidente La partie civile explique qu’un soir elle ne se rappelle plus s’être couchée elle était encore habillée avec son jean taille haute et avait une blessure au piercing. La présidente diffuse désormais des photos une carte imaginée nommée « carte d’identité de soumise, carte pour l’exhibition de véritable vide couilles » le tout illustré par des photos intimes de la partie civile et diffusée sur internet Masturbation sur son permis de conduire (introuvable), sa crème de corps, dans son sac à main… le profil de cet accusé qui voulait visiblement humilier et mettre en danger sa compagne fait terriblement penser à Cedric Grassot l’un des accusés de Mazan. Ce dernier diffusait les photos intimes et les informations de ses compagnes en ligne. La partie civile explique son choix d’une audience publique « j’étais jetée en pâture toutes les semaines sur les réseaux il a vu que j’étais mal, j’aimerais que lui ne se cache pas plus comme il l’a fait derrière son téléphone » La partie civile explique qu’elle parle à son fils de ce que ne peuvent pas faire les garçons, la raison pour laquelle son père restera en prison « comment faites vous pour être debout devant nous aujourd’hui? » « Mes enfants, mon fils.. » « Est ce que bous avez noté un changement de ses demandes sexuelles après son traitement à la testostérone? Demande une juge assesseure « Non » « Il avait eu des relations des histoires avant mais pas assez sérieuse pour lui la seule dont il parlait c’était charlotte. Et Léa sa première grande histoire, c’était l’histoire qui l’avait le plus marqué » « Est-que ce avec ce cyberharcelement vous avez eu l’idée que vous n’étiez pas la première? » « Oui » « Vous avez chercher à les contacter? » « Oui elles ne m’ont pas répondu » « Est ce qu’à un moment donné il a flatté en vous la mère et pas l’objet sexuel? » « Pas de changement de ce côté » « Quand vous avez été fatiguée de 2020 à 2023 vous aviez pensé à une dépression à l’après Covid. Est ce que vous pensez que c’était la prise de médicaments à votre insu? » « Maintenant je pense que ça vient aussi des substances » « Est ce qu’il est possible qu’il ait envoyé des photos de votre fille? » « La j’ai vu deux photos passer sur l’écran et c’est ma fille. Pas des photos intimes mais habillée. (Ces photos s’intègrent dans une discussion qui fantasme l’agression sexuelle de l’enfant avec un autre internaute) « Pensez vous qu’il ait pu avoir un comportement inapproprié déplacé avec votre fille (aujourd’hui âgee de 13 ans) » « Non je ne pense pas » L’avocate de la partie civile l’interroge sur l’homme du parking on comprend qu’il est revenu à plusieurs reprises convaincu d’avoir rdv avec elle et qu’elle aimait être forcée. Son conjoint « la protégeait » alors qu’il entretenait sans doute la menace par des messages avec son faux profil « Je me sens anéantie », conclut la partie civile qui ne se voit pas d’avenir Si ce n’est ses enfants L’avocat de la defense interrogé la partie civile sur une prise d’un calmant qu’elle a reconnue en première audition alors qu’elle dit aujourd’hui à la barre qu’elle ne prenait aucun médicament autre que de l’ibuprofen.. C’est maintenant le père de la partie civile qui témoigne. « Je l’ai toujours vue heureuse bien avant qu’elle ne rencontre L’accuse jamais de choses graves. Elle est restée amie avec son ex (le père de sa fille) quand elle a rencontré l’accusé elle avait l’air très amoureuse. » « Mais il s’est mis à arriver des problèmes. Avec les photos à son insu on était perdus avec ma femme. Et puis l’accusé s’est mis à mettre des doutes sur une personne. Ma fille n’avait plus la gnaque elle perdait ses cheveux devenait presque anorexique . On pensait pas deux secondes qu’elle vivait avec son pire ennemi « ce garçon m’a toujours surpris par son côté lisse, gendre idéal. Dès que ma fille avait le dos tourné il la critiquait c’était improbable. C’était quelqu’un de secret on savait pas ce qu’il faisait on connaissait pas ses amis. » Ce grand père raconte une anecdote son petit fils ne voulait pas faire une activité son père s’était emporté espérant qu’il ne deviendrait pas une « gonzesse » il refuse de dire ce qu’il pense de l’accusé il ne serait plus dans le cadre du tribunal L’amie et ex collègue de la partie civile explique en larmes la dégradation de l’état de santé et psychologique de son amie. « Je l’ai vue amaigrie avec des absences au salon » A 19h35, l’interrogatoire de l’accusé débute enfin, la présidente lui demande s’il reconnaît le viol conjugal : « j’ai jamais voulu violer ma femme » « Vous reconnaissez la matérialité pas l’intention » « Je voulais qu’elle se réveille » L’accusé ne reconnaît pas non plus la soumission chimique, ni l’atteinte à la vie privé en diffusant les photos intimes de sa conjointe. « toutes les vidéos prises n’ont jamais été diffusées jamais jamais » pour les contenus pedopornographiques « je les ai reçus pas diffusés » Finalement l’accusé reconnaît la détention, la présidente revient sur l’agression sexuelle sur conjoint « je reconnais avoir caressé ma compagne et m’être masturbe après » « C’est plus complexe que ça » répète L’accuse au sujet de sa rencontre avec la partie civile quand elle était en couple L’accusé qui s’est effondré en larmes pendant l’audition de son ex compagne a repris parfaitement la maîtrise de son discours « ce n’est pas moi qui suis à l’origine de cette agression dans le parking » assure le trentenaire « C’était des photos qui venaient de nos échanges. C’est le policier qui m’a entendu en garde à vue qui a refusé que je dépose plainte pour elle me disant que la plupart du temps c’est les femmes qui diffusent les photos j’ai la preuve de la pre plainte en ligne chez moi » L’accusé revient sur le fait que c’était selon lui l’ex conjoint de la partie civile qui avait diffusé les photos intimes en ayant eu accès au cloud. « si c’est pas lui on peut se dire que c’est vous » reprend la présidente. « Ce que j’ai dit c’est que notre cloud a été piraté » Sur coco j’allais sur ce site j’avais une frustration sexuelle je ne vais pas le cacher, sur coco j’ai vu des photos d’elle que je n’avais jamais vues j’ai eu l’esprit embrouille j’ai commencé à parler avec des gens. « Normalement on en parle a sa compagne, vous voyez des photos que vous ne connaissez pas vous auriez du lui en parler. Mais vous ne la connaissez pas votre compagne. » « J’ai commencé à fantasmer. Je ne suis pas fier je suis là pour dire la vérité. » « Aujourd’hui il reste un mystère pour savoir qui a diffusé ces photos » « A l’époque oui je ne parle pas de 2020. C’était des photos que je n’avais vu j’étais embrouillé ce n’était pas rationnel si j’avais raisonne notamment je n’aurais pas fait le reste » « J’aspirais a une sexualité pleinement épanouie je dis pas que c’est de sa faute sans doute la nôtre. Après la naissance de notre fils Ça s’est dégradé la frustration s’est accumulée et elle est sortie comme ça. J’étais pas capable de partir je l’aimais comme un fou » « Coco c’était aussi un site de dealer. C’était une bulle de décompression j’ai très honte. Alors oui j’ai rediffusé des photos de ma compagne. J’ai fantasmé je l’imaginais avec d’autres hommes. Sous l’effet de la drogue de la solitude je n’ai pas d’excuse. Ça fait trois ans que je suis en prison. « Je suis un travail avec un psychologue. Je comprends mieux la frustration. C’est dans ce cadre anonyme que j’ai rencontré ce type, je l’appelle même pas Pelicot je sais pas qui c’est. Quand j’ai été interpellé j’ai été saisi d’horreur. » « Oui j’ai fantasmé avec lui - Pelicot - c’était virtuel, je ne voulais pas que ça devienne réel. J’ai arrêté la discussion parce que je sens que cette personne est dans le réel et je ne voulais pas concrétiser ça dans le réel. » « Sinon je l’aurais fait » « Mais vous l’avez peut être fait » « Ça fait trois ans que je suis en prison à cause de lui » « Non ce n’est pas à cause de lui que vous êtes en détention » « oui je sais les photos je suis désolée » « Vous avez été interpellé en juin 2023. Le procès pelicot c’est 2024 » « Vous n’êtes pas renvoyé devant la cour criminelle pour complicité » « Jamais de la vie je l’aurais fait, jamais de la vie je l’aurais mis en pratique » « Personne n’est jamais venu personne n’a jamais violé ma femme. » Il s’adresse à elle : « je t’assure personne n’est jamais venu. » « Qu’avez vous fait entre novembre 2020 et 2023? Dominique Pelicot lui est en détention ce n’est pas sous son influence que vous avez agi » L’accusé revient sur le même disque rayé solitude drogues Interroge sur la discussion avec un internaute où il se présente comme le père d’une enfant (la partie civile pense avoir reconnu une photo de sa fille) l’accusé répond qu’il ne s’agit pas de sa belle fille « je ne suis pas attiré par les enfants, je ne me rappelle plus de cette conversation » La présidente l’interroge sur la pedopornographie, il explique avoir téléchargé un dossier auprès d’un autre internaute et avoir tout supprimé après et ne jamais s’être masturbe sur un enfant « Quand on m’a arrêté je n’avais pas accès à des photos pedopornographiques » assure L’accuse La présidente le confronte désormais à ses déclarations de garde à vue il reconnaît être celui qui a diffusé les photos en premier celui qui est responsable d’avoir fait venir l’homme dans le garage L’accusé se retranche derrière « la force de frappe oratoire de la police » et se défausse sur son avocate commise d’office « ma vie s’est arrêté ce jour-là, pas que la mienne celle de ma compagne aussi » « J’ai dit oui à tout parce que je voulais que ça s’arrête » « Non vous n’avez pas dit oui à tout, vous avez juste dit oui pour coco » « Oui je ne me rappelle plus de tout » « C’est le moment de dire la vérité monsieur » « Il y a plein de fois ou j’ai voulu me mettre à ses pieds et tout lui dire. J’emmenais mes enfants à l’école et j’étais déjà sous cocaïne. » « Du à ma conso de cocaine j’arrivais plus à dormir le cannabis était plus suffisant. Je voulais un médicament sans ordonnance pour dormir et je voulais pas l’avouer à ma compagne donc j’ai mis la boîte dans le coffre» «Un médicament sans ordonnance pour dormir ça m’aurait sans doute pas inquiété» « Oui j’ai fait des photos de ma compagne à son insu endormie mais je ne les ai pas diffusées. » « Elle dort elle a le sommeil lourd disons vous ne dormez pas vous faites des caresses après l’avoir déshabillée vous même elle ne se réveille pas » « Caroline s’endormait sur le canapé et elle était habillée et elle me reprochait de ne pas l’avoir déshabillée » « Ce que vous dites c’est pas en accord avec une femme qui gère un salon, élevé deux enfants » « Vous la pénétrez avec vos doigts et avec un god, reprend la présidente. Est ce qu’elle était consentante? Non Vous avez nuancé l’idée des préliminaires pour la réveiller pendant l’instruction Non pas les préliminaires mais avec la pénétration je voulais la réveiller Au procès Mazan un accusé Hugues Malago avait expliqué qu’il avait pénétré dans son sommeil sa conjointe de l’époque. Il s’était arrêté quand elle s’était réveillée en sursaut pourtant il avait dit lui aussi que c’était une pratique entre eux « J’ai plus de pudeur à avoir je l’ai déjà doigtée pour la réveiller. Si j’avais été le disciple de Monsieur Pelicot comme le dit la presse j’aurais été plus loin » « C’est vous qui parlez d’un maître dans un audio qu’on va écouter vous le présentez comme ça » le reprend la juge L’accusé assure ne pas avoir drogué sa compagne il dit avoir lui même consomme les somnifère achetés et il revient sur sa frustration sexuelle «elle venait jamais vers moi, c’était tout le temps moi elle ne me disait pas qu’elle me désirait. 99% du temps pour autant elle ne s’est pas refusé à moi» La présidente poursuit son interrogatoire le confrontant à ses incohérences innombrables C’est maintenant le coup de la caméra espion placée dans leur chambre soit disant pour s’assurer que sa compagne ne le trompait pas. « J’ai fait ça sur une journée j’ai trouvé ça ridicule et je l’ai enlevée » L’accusé se prévaut de la version de Pelicot qui assure ne pas être venu à Lyon « si tant est qu’on peut croire Dominique Pelicot » le tacle la présidente. « J’ai suivi le procès pendant 4 mois en prison le moins qu’on puisse dire c’est que Pelicot se prive pas d’enfoncer les autres » «Alors il y a le permis, la brosse à dent, son permis de conduire, son sac. Vous vous masturbez sur ces affaires. En vous filmant. Ce que vous ressentez pour elle c’est incompréhensible c’est de la haine . On essaie de vous comprendre ce ne sont pas des infractions pénales mais c’est du contexte. Première vidéo, un gros plan l’accuse essuie la brosse à toilette sur la cni de sa compagne il se masturbe sur le permis de conduire. Une vidéo tournée à l’insu de la partie civile en sous vêtements. Il urine sur le body et le permis. Il met sa lingerie. Se masturbe dans l’une de ses chaussures … dans sa crème plonge son permis sur lequel il a écrit pute dans son urine dans les WC. Diffusion maintenant du Manuel du pedophile « comment avoir du sexe avec les enfants bons/ mauvais traitements » De nouveau un film amateur avec son body il nettoie les toilettes d’un train. Il met la lingerie de sa compagne… un autre film ou il se masturbe en insultant sa compagne « maître oui oui, bien endormie cette petite pute. Bien l’offrir. Sans qu’elle se doute » Il remet la lingerie souillée dans la lingerie propre en insultant sa compagne. Honnêtement ce niveau d’humiliation de l’autre est proche de la vulgarité de la violence verbale des insultes de Dominique Pelicot a l’égard de Gisèle Pélicot « Il y a une volonté de la salir au propre comme au figuré » la présidente rétoque la solution de facilité de l’accusé qui prétend sans émotion « ne pas devoir faire partie de l’humanité » et le somme de s’expliquer «Elle dort toujours» commente la présidente sur les nombreuses vidéos qui défilent ou l’on voit l’accusé qui se masturbe gros plan sur son sexe « je vais te faire baiser par le maître mon maître qui sait tout de toi » nouvelle vidéo ou l’accuse se masturbe sur son permis «si tu savais tu pleurerais» Entre temps il y a eu une vidéo de caresses plus proche de viols… cela fait de très longues minutes qu’on regarde ces vidéos innombrables.. sans doute proche de l’effet que nous aurait fait la diffusion de toutes les vidéos des viols imposés seuls par Dominique Pelicot a Gisèle pelicot. La dernière vidéo est celle du viol avec le sextoy la salle clairsemée des assises est médusée « C’est pas un objet sexuel votre femme c’est pas je fais des vidéos pour patienter quand je suis en déplacement » s’emporte la présidente « De quoi vous lui en voulez à ce moment là? » « Je lui en veux de ne pas m’appeler des petites choses comme ça (…) la vidéo du sextoy est différente des autres je veux la réveiller je ne l’insulte pas. Sans réaction j’ai arrêté. » L’audience est suspendue et reprend demain à 9h30
Sortir enfin respirer